Alerte : les droites attaquent le 1er mai, conquis social de nos aîné-es 

Chaque année, à l’approche du mois de mai, le patronat et ses alliés se plaignent du trop grand nombre de jours fériés, de leur coût économique voire de la fainéantise des travailleurs et travailleuses de ce pays. 

Cette année, les macronistes lancent une offensive en s’attaquant à un jour férié, mais pas n’importe lequel : le 1er mai ! 

Le 1er mai férié, c’est une conquête sociale, une journée de grève internationale des travailleurs et travailleuses pour la baisse du temps de travail notamment. Une journée de lutte et de solidarité, très suivie partout, donnant souvent lieu à des violences et des massacres. En 1941, Pétain fait du 1er mai un jour férié pour célébrer “le Travail et la Concorde sociale” : une tentative de récupérer une journée née des luttes ouvrières. Après la Libération, le 1er mai reste un jour férié chômé et payé, désormais appelé “Fête du Travail”.

Les attaques sociales se multiplient et s’intensifient : 

après avoir repoussé l’âge de la retraite de deux ans, détricoté le droit du travail, augmenté les richesses et le pouvoir du patronat, voté un nouveau budget d’affaiblissement des services publics, tout en passant sous silence les centaines d’accidents du travail par an en France et la multiplication des plans sociaux, le vol du 1er mai est insupportable. 

Une alliance de toutes les droites (macronistes, LR, UDR et le RN) tentent de faire passer en force ce texte. 

La justification ?
Permettre aux artisans qui le souhaitent de travailler, qui parce qu’ils subiraient une concurrence déloyale des grandes surfaces qui, pour beaucoup, sont autorisées à ouvrir le 1er mai. Pourquoi ne pas empêcher plutôt les grandes enseignes d’avoir des dérogations d’ouverture ? 

Il faut rappeler que la loi permet déjà l’ouverture des commerces, à condition que ce soit les patrons qui travaillent et non les employés. 

Ils brandissent une loi basée sur le « volontariat », comme si le volontariat existait dans les rapports subordonnés entre les salariés et les employeurs. Surtout dans le contexte actuel. C’est un classique de la rengaine néolibérale qui cherche à effacer les rapports de classe inhérents au travail.

Non seulement ils veulent voler aux salarié-es un jour férié, mais en plus ils veulent le faire passer en force pour l’appliquer dès cette année. 

Pour ça, les macronistes ont voté contre leur propre texte en commission pour qu’il soit étudié en commission mixte paritaire (CMP). 

Ne les laissons pas faire. Soyons vigilant-es et prêt-es à nous mobiliser dans les prochains jours. 

Et surtout : soyons nombreux et nombreuses dans les rues le 1er mai prochain.