Nous sommes attachés aux cultures bretonnes modernes parce qu’elles se sont renforcées autour de combats de défense de nos lieux de vie, de combats écologistes, autour de luttes ouvrières et paysannes et d’enjeux internationalistes.

Notre ville est un bouillonnement de cultures qu’il faut reconnaître, célébrer, notamment des cultures bretonnes qui représentent une forme d’attachement inclusive – plus inclusive que des appartenances abstraites dont se saisissent la droite et l’extrême droite pour exclure une partie d’entre nous. 

En tant que ville bretonne, la ville de Nantes et sa métropole doivent assumer leur responsabilité de faire vivre ces cultures, de permettre la transmission des langues bretonnes. Car si les langues bretonnes meurent, ce sont des cultures entières qui risquent de disparaître. 

1. Négocier avec l’État la création d’une Convention spécifique pour la transmission des langues de Bretagne et le développement de leur usage dans la vie quotidienne. Nous appliquerons la Loi Molac. 

La priorité, c’est rattacher Nantes Métropole à la même convention, peu ou prou, que la convention entre l’État et la Bretagne administrative. 

La loi le permet et cette convention permettra de faciliter la transmission des langues et cultures bretonnes. Cette convention spécifique permettra d’officialiser les modalités administratives concernant les écoles et les filières bilingues. 

Cela permettra d’accélérer la contractualisation des écoles Diwan, et donc le soutien financier de l’Etat, alors que les écoles Diwan ont le taux de croissance du nombre d’élèves le plus élevé de Bretagne. Ces écoles portent des valeurs qui sont importantes dans le contexte actuel, de solidarité avec tous les peuples et les cultures immigrées. 

Cela facilitera aussi le développement de crèches immersives en breton. 

Nous veillerons également à la bonne application de la Molac. 

2. Un budget dédié 

Aujourd’hui, il n’y a pas de budget alloué aux enjeux bretons. 

Il y a besoin d’un budget dédié aux enjeux bretons à hauteur de 0,50 € par habitant-e pour soutenir la diffusion des langues bretonnes et de l’histoire, et les débats démocratiques autour des enjeux bretons. 

3. Accélérer la bilinguisation des rues de Nantes et des infrastructures.

Avec moins de 10 % des rues traduites à Nantes, le processus de bilinguisation doit reprendre et s’étendre. Nous voulons en priorité traduire les rues de toutes les figures bretonnantes de notre métropole. Sera également envisagé de donner les noms de grandes figures de Bretagne à de nouvelles rues ou de nouveaux espaces. 

4. La création d’un tiers-lieu dédié aux cultures bretonnes au sein de notre Centres des arts et savoirs communal (CASC).

 

Nous sommes favorables à la création d’un lieu dédié aux cultures bretonnes. Notre projet du CASC intégrera cet espace.  Nous voulons créer un Centre des arts et des savoirs communal dans le quartier Bretagne, avec des étages de la tour Bretagne, le marché de Feltre et plus au fur et à mesure.

Un lieu culturel breton dédié, comme inspiré du projet Kejadenn, aurait toute sa place et son sens, dans un tel quartier pour nourrir le bouillonnement culturel pour Nantes. 

5. La représentation des cultures bretonnes au sein d’une grande fête populaire annuelle

Nantes populaire souhaite mettre en place une grande fête populaire annuelle, dans l’espace public, pour célébrer les arts et cultures des habitant-es. Les cultures bretonnes y seront représentées, côte à côte avec les autres cultures qui font le bouillonnement nantais. 

6. La consultation des habitant.e.s concernant la réunification 

Nous soutenons une consultation démocratique sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne administrative. 

Nous organiserons un référendum local en même temps qu’un autre scrutin, car cela stimulera un véritable débat démocratique, comme ce fût par exemple le cas en 2005, avec le traité constitutionnel européen. Un tel scrutin donnera du poids politique au résultat.