Nous proposons de faire passer les écoles publiques nantaises à la semaine de quatre jours.
Cette organisation, déjà choisie par 96 % des communes, facilitera la vie des familles, dont beaucoup vivent et travaillent dans des communes différentes. Elle permettra aussi d’harmoniser les temps scolaires et périscolaires à l’échelle du territoire. Cela allègera la fatigue des élèves et des enseignants, et améliorera les conditions de travail des enseignants, des animatrices et animateurs, et des ATSEM.
Le mercredi deviendra un temps fort d’éducation populaire : un projet pédagogique cohérent, ambitieux et ouvert à toutes et tous. Parce que des activités pensées sur des journées complètes ont beaucoup plus d’intérêt pédagogique que celles pensées pour occuper des enfants récupérés au fur et à mesure par leurs parents.
Nous proposerons de fusionner les centres de loisirs et les dispositifs périscolaires, pour créer un véritable service public local d’éducation populaire — articulé autour de l’histoire des quartiers, de la vie associative et du projet artistique et culturel de la ville. Ce service public de l’éducation populaire s’appuiera ainsi notamment sur le CASC (Centre des Arts et des Savoirs Communal), et sur les centres de séjours que nous voulons mettre en œuvre.
Cette évolution permettra :
- Une simplification pour les familles, avec un seul interlocuteur administratif.
- Cette harmonisation mettrait fin à la complexité actuelle, où les enfants sont pris en charge par plusieurs personnes et structures différentes, avec plusieurs factures aux parents, dans des conditions peu lisibles pour tous.
- Une amélioration des conditions de travail pour les personnels, grâce à une meilleure organisation et à la stabilisation des postes.
- Actuellement, les animateurs périscolaires, en particulier, ont des horaires entrecoupés et des salaires très faibles.
- Une optimisation budgétaire, car le maintien de la semaine de 4,5 jours coûterait désormais plus cher à la ville, l’État ne finançant plus ce modèle.
- Dans d’autres métropoles, ce choix a souvent été motivé par la recherche d’économies budgétaires. À Nantes, nous faisons le choix inverse : les économies réalisées serviront à améliorer l’encadrement pédagogique par les services municipaux sur la demi-journée du mercredi. Autrement dit, ce que nous économiserons sur l’organisation servira directement à renforcer le secteur de l’éducation populaire.
- Cette transformation se fera sans surcoût pour les familles.
- la mairie garantira cette absence de surcoût, mais s’y retrouvera également : avec moins de temps périscolaire la semaine, la fusion périscolaire-centres de loisirs, le moindre recours au temps partiel, les temps de travail et de trajet optimisés pour les agents.
Les journées d’école se termineront donc à 16h30, avec un temps d’accueil périscolaire assuré par le service public de l’éducation populaire, proposé jusqu’à 18h30, comme actuellement.
Enfin, dans le cadre de la réflexion sur les rythmes de l’enfant, la question du samedi matin restera ouverte : un temps éducatif ou un accueil spécifique pourraient être proposés dans les centres, pour mieux répondre aux besoins des familles. En effet, une semaine à 4,5 jours incluant le samedi matin offre de nombreux avantages pour le rythme de l’enfant et le travail des enseignants, mais sa mise en œuvre n’est pas envisageable à l’heure actuelle.
Par ailleurs, il manque déjà 500 places par an en centres de loisirs. Le mercredi matin, nombre d’ATSEM ne sont pas remplacées. Pour garantir un encadrement de qualité, nous nous engageons à recruter davantage d’animateurs, d’ATSEM et de personnels formés à l’accueil d’élèves en situation de handicap pour renforcer les AESH. En plus de l’effet de la réorganisation (passage de temps partiel à temps plein, etc.), il faut créer au moins 80 postes supplémentaires, pour un coût estimé à 3 millions d’euros par an.
Avec ces mesures, nous voulons stopper la désaffection croissante des familles pour les écoles publiques nantaises, qui fait que l’école publique se retrouve à gérer les situations les plus difficiles.
