Chaque jour, les agent·es font fonctionner cette ville et sa métropole, en assurant les services publics du quotidien : écoles, propreté, espaces verts, action sociale, voirie, culture, eau potable, administration…
Pourtant, vivre de son travail à Nantes devient de plus en plus difficile.
De nombreux agents ont été contraint·es de quitter la ville pour trouver un logement abordable.
Résultat : temps de transport allongés, fatigue, horaires éclatés, vies familiales sous tension.
Une injustice flagrante : celles et ceux qui font vivre la ville sont progressivement repoussé·es toujours plus loin.
L’attractivité sur le dos des agents
Le choix de l’attractivité se fait aujourd’hui au détriment des agents.
En organisant la croissance à tout prix et multipliant les mesures vitrine pour une ville-carte postale, la métropole met ses services publics sous tension permanente.
Les agents en paient le prix : surcharge de travail, sous-effectifs, perte de sens, conditions dégradées.
Ce modèle affaiblit à la fois les agents et le bien vivre à Nantes.
Une ville qui protège ses agents
Dans un contexte d’austérité budgétaire insupportable et imposé par le gouvernement, une mairie progressiste doit protéger ses agents. Cela signifie :
- mettre fin à la précarisation par le recours croissant aux contrats,
- titulariser les personnels de catégorie C qui peuvent l’être,
- préserver et renforcer le statut de fonctionnaire, garant d’égalité, de protection et de continuité du service public.
Nous refusons la division et la mise en concurrence des agents par les statuts .
Une ville qui soutienne les luttes syndicales
Les agents qui se mobilisent et font grève pour défendre le service public doivent être protégés et soutenus.
L’histoire locale montre la voie : à Chantenay, avant son rattachementà Nantes, la commune mettait à disposition des cuisines, des espaces d’organisation et soutenait les grévistes ! C’est cette tradition que nous voulons retrouver.
La Maison des syndicats doit être gérée par les syndicats, ouverte aux habitant·es, et être un lieu vivant en soutien aux luttes syndicales et locales.
Restaurer un véritable dialogue social
Aujourd’hui, trop souvent, les courriers restent sans réponse, les demandes de rendez-vous sont refusées, il faut des grèves et/ou des mobilisations massives pour être entendu·es par la maire et les élus.
Les agents le vivent. Les habitant·es et associations aussi.
Une mairie doit être au service de ses agents, qui mettent en oeuvre les politiques publiques au quotidien. Cela implique :
- un dialogue social réel et constant,
- le refus d’amputer le COS de 500 000 €,
- le maintien et le renforcement des outils de solidarité et d’action sociale.
Faire la ville avec celles et ceux qui la connaissent le mieux
Nous voulons une ville faite par ses habitantes ethabitants, et donc aussi par ses agents.
Les agentes et agents, en expert·es du fonctionnement de la ville, sont des ressources essentielles pour améliorer, transformer, réorienter les services publics.
Face aux défis actuels, vous devez être parties prenantes des décisions, pas de simples exécutant·es.
